Stellantis : "Il n'y a pas d'inquiétude" à avoir "pour les sites français" malgré des résultats financiers en baisse, assure un délégué syndical CFDT
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Après la présentation par le groupe de résultats financiers en forte baisse pour l'année 2024, le délégué syndical central CFDT chez Stellantis Auto se veut rassurant. "Il n'y a pas d'inquiétude" à avoir "pour les sites français", affirme Benoît Vernier mercredi 26 février sur franceinfo. Le géant automobile, né de la fusion entre PSA et Fiat-Chrysler, a annoncé mercredi des résultats financiers annuels en forte baisse. Le chiffre d'affaires du groupe recule de 17% en 2024 par rapport à 2023, et le bénéfice net baisse de 70%.
"C'est une baisse importante, il ne faut pas la négliger", poursuit Benoît Vernier, assurant toutefois ne pas avoir de "craintes dans l'immédiat pour les sites français". "On a eu un comité paritaire stratégique qui garantit des activités et de la production pour les trois années à venir, il n'y a pas d'inquiétude à ce niveau-là."
"On espère avoir des perspectives de rebond pour 2025", déclare le délégué syndical sur franceinfo, mais selon lui "il faut relativiser les mauvais résultats, qui restent positifs". "On fait la comparaison avec deux années exceptionnelles, 2022 et 2023, où l'on avait 17 milliards et 19 milliards de bénéfices. Là, on revient sur des schémas plus classiques et la comparaison avec les autres années peut être trompeuse".
De plus, avec le lancement de dix nouveaux véhicules par le groupe en 2025, Benoît Vernier dit même être "plutôt optimiste". "On va avoir des lancements intéressants pour le groupe qui devraient nous donner des situations positives en 2025". Les chiffres décevants de 2024 au regard des années 2022 et 2023 ont d'ailleurs coûté son poste à l'emblématique directeur général de Stellantis, Carlos Tavares, poussé à la retraite forcée fin 2024.
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