Les liens troubles de Mohamed Amra avec Jean-Charles P. et la «Black mafia family»
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EXCLUSIF - À Évreux, Mohamed Amra s’était rapproché d’une organisation criminelle redoutable. En son sein, on compte Jean-Charles P., actuellement incarcéré et dont «La Mouche» était devenu un exécutant. L’homme, âgé d’une trentaine d’années, est aujourd’hui suspecté d’être l’un des cerveaux de l’évasion au péage d’Incarville.
Les images sanglantes du commando de son évasion l’avaient montré : le 14 mai, Mohamed Amra, qui circulait dans un fourgon pénitentiaire entre la maison d’arrêt d’Évreux et le tribunal de la ville s’était, de toute évidence, alloué les services d’un groupe de malfaiteurs chevronnés pour s’échapper, puis disparaître pendant neuf mois. Derrière le criminel, dont la cavale a pris fin le week-end dernier à Bucarest, plane l’ombre d’une organisation mafieuse très structurée, et aux ramifications complexes. La «Black mafia family», ou «Black manjak family», baptisée ainsi par plusieurs familles implantées en majorité dans l’Eure et en Seine-Maritime, et originaires de Guinée-Bissau et du Sénégal.
Le réseau connaît une ascension fulgurante dans le grand banditisme ces dernières années. Son centre névralgique est l’Eure, mais ses activités criminelles s’étendent bien au-delà. En région parisienne - la Seine-Saint-Denis notamment -, les Yvelines, les Hauts-de-Seine, et même le sud de la France…
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