Violences conjugales : le GNR a enregistré 6 951 crimes et arrêté 767 suspects au cours du premier semestre de l'année

La Garde nationale républicaine (GNR) a arrêté 767 personnes soupçonnées d'avoir commis des violences domestiques au cours du premier semestre de cette année, sur un total de 6 951 cas enregistrés, a annoncé aujourd'hui la force de sécurité militarisée.
Dans des informations envoyées à l'agence de presse Lusa et citant des données provisoires, le GNR indique que 692 des suspects arrêtés étaient des hommes et 75 des femmes.
En ce qui concerne les victimes de violences domestiques au cours de la même période, le GNR a enregistré 8 746 personnes, dont 6 328 femmes, 2 408 hommes et « dix de sexe non spécifié ».
Le GNR indique également que son Unité de Recherche et d’Appui aux Victimes Spécifiques (NIAVE) a connu une « augmentation significative de ses effectifs » cette année, qui « sont passés de 137 à 187 militaires spécialisés ».
Outre la « nécessité de répondre à la complexité et aux exigences croissantes du délit de violence domestique », qui, selon les forces de sécurité, continue de « constituer l'un des domaines d'action les plus pertinents », l'augmentation du personnel du NIAVE est également due à l'entrée en vigueur le 1er juillet d'un nouvel instrument d'évaluation du risque de ce délit, le Formulaire RVD-R (Risque de violence domestique - Révisé), ajoute-t-il.
« Ce formulaire est un outil essentiel qui vise à évaluer le risque de victimisation de la victime dans le contexte de crimes de violence domestique » et la « mise à jour représente un changement significatif dans les procédures adoptées par les autorités, permettant une évaluation plus rigoureuse et systématique des facteurs de risque, favorisant la mise en œuvre de mesures de protection plus efficaces », indique l'information du GNR.
Elle ajoute que la nouvelle version du formulaire RVD « inclut également d’autres victimes particulièrement vulnérables, telles que les enfants et les personnes âgées, renforçant ainsi l’engagement en faveur d’une réponse plus globale et intégrée dans la lutte contre la violence domestique ».
Rappelant que la violence domestique est un crime public et que la dénoncer est une « responsabilité collective », les forces de sécurité précisent que les plaintes peuvent être déposées via le Portail de plaintes électroniques (queixaselectronicas.mai.gov.pt), le numéro d'urgence 112, dans les stations GNR et les applications App MAI112 et SMS Segurança (http://www.112.pt/Paginas/Home.aspx et www.gnr.pt/MVC_GNR/Home/SmsSeguranca, respectivement), destinées aux personnes sourdes.
La Police de sécurité publique (PSP) a également annoncé aujourd'hui avoir arrêté 306 personnes au cours du premier semestre de cette année, soupçonnées de violence domestique, une période au cours de laquelle 3 404 accusés ont été inculpés du même crime.
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